Lors d’une séance de Pilates ou de renforcement musculaire, il arrive qu’une jambe, un bras ou les muscles abdominaux commencent à trembler. Ce phénomène peut surprendre, mais il est le plus souvent tout à fait normal.

Pourquoi les muscles tremblent-ils ?

Pour produire et maintenir un mouvement, le cerveau envoie des messages aux muscles par l’intermédiaire du système nerveux. Lorsque l’effort se prolonge ou devient plus intense, certaines fibres musculaires commencent à fatiguer. Le corps doit alors adapter en permanence le recrutement des unités motrices afin de conserver la position ou de poursuivre le mouvement.

Ces ajustements deviennent parfois visibles sous la forme de petits tremblements.

Ils apparaissent fréquemment :

  • pendant une posture maintenue longtemps ;
  • à l’approche de la fatigue musculaire ;
  • lors d’un exercice nouveau ou inhabituel ;
  • lorsque le corps doit fournir un important travail de stabilisation ;
  • si la résistance ou l’amplitude est un peu trop importante.

C’est notamment courant dans les exercices de gainage, les équilibres, les mouvements très lents ou les postures de Pilates maintenues sous tension.

Trembler ne signifie pas forcément mieux travailler

Le tremblement indique généralement que le système neuromusculaire doit fournir un effort important. Mais il ne constitue pas, à lui seul, une preuve que l’exercice est parfaitement réalisé ou particulièrement efficace.

Il ne faut donc pas chercher volontairement à trembler, ni considérer qu’une personne qui ne tremble pas travaille moins bien. Chaque organisme réagit différemment selon son niveau, sa fatigue, son expérience et l’exercice proposé.

La qualité du placement, la respiration et le contrôle du mouvement restent toujours prioritaires.

Quand faut-il réduire l’effort ?

Un léger tremblement localisé, sans douleur, qui disparaît rapidement après l’exercice, n’est généralement pas inquiétant.

En revanche, lorsque le tremblement devient important au point de modifier la posture ou de rendre le mouvement incontrôlable, il est préférable de :

  • réduire l’amplitude ;
  • diminuer la résistance ;
  • raccourcir la durée de maintien ;
  • choisir une variante plus accessible ;
  • ou simplement faire une courte pause.

Continuer à tout prix n’apporte pas nécessairement davantage de bénéfices et peut favoriser une mauvaise exécution.

Les signes qui doivent inciter à arrêter

Il faut interrompre l’exercice lorsque les tremblements s’accompagnent de :

  • douleur ;
  • faiblesse brutale ;
  • vertiges ou sensation de malaise ;
  • sueurs froides ;
  • essoufflement inhabituel ;
  • perte de coordination ;
  • tremblements généralisés ou persistants au repos.

Ces manifestations peuvent avoir d’autres causes que la simple fatigue musculaire, notamment une déshydratation, une baisse de la glycémie ou un problème médical. En cas de doute ou de tremblements inhabituels, parlez-en à votre animateur. Il pourra vous écouter, vous rassurer et adapter l’exercice à vos possibilités. En revanche, l’animateur n’ayant pas de compétence médicale, tout symptôme persistant, inexpliqué ou accompagné d’un malaise doit être signalé à votre médecin.

À retenir

Pendant une séance, un muscle qui tremble légèrement est souvent simplement un muscle qui approche de sa limite momentanée.

Le bon réflexe consiste à rester à l’écoute de son corps : accepter un léger tremblement tant que la posture demeure stable et indolore, mais diminuer l’effort dès que le contrôle du mouvement se dégrade.

En Pilates comme en renforcement musculaire, mieux vaut toujours privilégier un mouvement maîtrisé plutôt que de chercher à tenir quelques secondes supplémentaires au détriment de la qualité.

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